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  ♣ Livia C. Armanelli ♣

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Livia C. Armanelli
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Messages : 47
Date d'inscription : 24/01/2016
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Pluie provocatrice
MessageSujet: ♣ Livia C. Armanelli ♣   Dim 24 Jan - 15:30

ARMANELLI, Livia, Chloé
ft. Chocola de Neko Paradise

Indentité : Livia Chloé ARMANELLI
Code name : ...
Nationalité : Italienne
Date de naissance et âge : 2 avril - 25 ans

Métier/études : Diplômée de comptabilité
Famille / Groupe : Cavallone

Flamme : Pluie, rang A
Armes : And comes the rain

Que pensez-vous de la mafia ?On s'en fout pas de ce que j'en pense ?

Que pensez-vous des boîtes-armes ? C'est classe de pouvoir ranger des armes dans une si petite boîte !
Caractère

Ce que je montre est bien loin d’être ce que je suis véritablement.
On me dit souvent que j’ai un visage d’ange…Comme quoi ceux qui disent qu’il ne faut jamais se fier aux apparences et que l’habit ne fait pas le moine sont incontestablement dans le vrai. Parce que je suis loin d’être un ange, oui, bien loin ou du moins je ne laisse jamais paraître cette facette de moi. À quoi bon ? Je n’ai jusque-là rencontré personne qui méritait de voir qui je suis vraiment.
Les divers événements qui se sont succédés dans ma vie m’ont fait devenir ainsi, une fille extrêmement provocatrice et joueuse. Je crois que la personne que je voulais le plus provoquer l’a, bien heureusement pour moi d’ailleurs, très très mal pris. Oui, je vous le dis tout de suite, j’avais beau être une fille bien par le passé, à présent on peut me considérer comme étant une vraie peste. C’est du moins ce que je montre à tous. Une barrière de protection, peut-être ? Je ne saurais vous le dire moi-même.

J’ai beau être ainsi, je deviens extrêmement vulnérable lorsque les choses ne se passent pas comme je l’aurais voulu, avec les garçons du moins. J’ai beau avoir l’air de la fille sûre d’elle qui a une tonne d’expérience, je dois bien vous avouer qu’en revanche je n’ai jamais même encore ne serait-ce qu’embrassé quelqu’un. Quand je vous dis que ce que je montre n’est pas ce que je suis…

Je n’obéis jamais, ou quasiment jamais aux ordres qu’on me donne. Petite rebelle en herbe, je ne supporte pas cela, et je crois que je ne le supporterais jamais. Ce que je fais, c’est dans mon propre intérêt. Il faut dire qu’avec un père policier, les ordres et les lois nous passent bien vite par-dessus la tête ! La seule exception est mon boss, bien évidement.

Ensuite…Malgré les soucis de santé que je peux avoir, je suis une vraie droguée au sport ! Cela a beau être dangereux pour moi, j’en fais toujours autant. Je déteste les lois et les interdits, c’est sans doute pourquoi cet interdit de trop en faire m’est totalement indifférent. De toute façon, je dois bien mourir un jour, non ? Alors autant que cela soit en faisant ce que j’aime, n’êtes-vous pas de mon avis ?

Enfin…J’ai beau être ainsi devant tous ces gens qui me sont indifférents, je pense que je saurais être moi-même lorsque je réussirais à véritablement apprécier quelqu’un. Ce qui n’est pas près d’arriver je pense, au vu de mon sale caractère ! Mais comme il ne serait point amusant de tout vous dévoiler ici, je vous laisse me découvrir par vous-même, si jamais vous en avez le courage toutefois !

Physique

Taille 1m70

Poids / Carrure 60 kg, plutôt fine.

Cheveux Noirs et très longs

Yeux Marron clair, un peu dorés selon la lumière

Signes distinctifs


Histoire

I. Séparées avant même d’avoir été véritablement ensembles.

Nous n’existions pas encore, et pourtant nous étions déjà si proches…Très proches. Peut-être même trop proches. Pas de moi sans toi, pas de toi sans moi. Dès notre conception même nous étions destinées à être ensemble. Pourtant le destin en a décidé autrement. Presque neuf mois durant, nous avons eu un semblant d’existence ensemble. Puis nous avons été séparées un moment, court sur l’échelle d’une vie, mais longue pour un bébé fraîchement séparé de sa sœur jumelle. J’ignore laquelle de nous deux est née en première, laissant contre son gré sa moitié seule dans le ventre de sa mère, et laquelle a rejoint l’autre dans ce monde froid où même respirer nous semblait douloureux, jamais je n’ai eu le courage de le demander à nos parents. Ces quelques heures, sans doute longues pour un nouveau-né, nous avons été séparées, mais nous nous sommes vite retrouvées, blotties contre notre mère. De nouveau en compagnie de notre moitié, habituées à l’air que nous respirions à présent, et enveloppées dans de chaudes couvertures, nous nous sentions à nouveau bien. Ensemble, nous étions en vie depuis même pas une journée.

Et tout a basculé, pour toi, pour moi, pour papa et maman aussi. Je ne suis même pas sûre que nous vivions depuis douze heures, soit pas même la moitié d’une journée lorsque cela est arrivé. Il faisait nuit, nous dormions, bien tranquilles bien que séparées dans deux lits distincts cependant côte à côte. Nichées dans les couvertures, je me sentais tellement bien que je ne pensais pas qu’il pourrait m’arriver malheur, tout comme je ne pensais pas qu’il pourrait arriver quoi que ce soit à ma moitié. Il est impossible pour les enfants de se rendre compte du danger, et j’ignorais à quel point cette nuit serait horrible, jusqu’à ce que je sente quelqu’un me lover dans ses bras, incapable de me rendre compte qu’un acolyte de cet homme faisait de même avec ma sœur. Si j’étais réellement incapable de ressentir le danger, alors pourquoi me suis-je mise à pleurer, donnant ainsi l’alerte aux infirmières de garde, qui appelèrent la sécurité immédiatement ?

Nos ravisseurs avaient donc pressé le pas, alors que la sécurité montait à la maternité pour tenter de les arrêter. Ils auraient pu les avoir tous les deux quand j’y pense, si celui qui tenait ma sœur n’était pas si irrigué par l’appât du gain au moins. Nous aurions pu avoir une véritable enfance ensemble, mais il en a été décidé autrement. Alors qu’il sortait via une porte électrique, déboulant sur un balcon, le petit bébé que j’étais sentait un vide se creuser au fond de son cœur, un vide de plus en plus grand. Il sembla s’apaiser un peu alors que l’homme de la sécurité me rendait à mon père, mais il était toujours bien présent, et il n’était pas près de me quitter. Bien évidemment, je l’ignorais, j’ignorais ce que c’était et bientôt, je ne me souviendrais même plus de tout cela.

Ils avaient bien tenté de rattraper le ravisseur de ma sœur, qui, du balcon, avait sauté sur un camion et s’était enfui avec, mais rien n’y fit. Ils ne purent le rattraper. C’est ainsi que furent scellés nos destins, tu auras ta route et j’aurais la mienne. Alors que nous étions censées faire route ensemble. Maman t’a beaucoup pleurée, sur ton berceau vide. Papa, à ses côtés, me tenait dans ses bras comme le plus précieux des trésors. Mais sans toi, je n’étais pas véritablement un trésor, j’étais quelque chose d’incomplet.

Je l’ignorais encore, je l’ai ignoré longtemps, mais la chose qui nous restait alors de ma sœur, c’était son bracelet de naissance. Le mien manquait aussi à mon poignet. Ils nous avaient étés retirés alors qu’ils tentaient de nous prendre. Cette nuit, ils avaient tentés de voler deux vies, deux identités. Ils n’ont pu en avoir qu’une, mais c’était déjà une de trop.

II. On peut trouver une explication même aux sensations tant étranges qu’elles semblent irréelles.


En grandissant, on oublie toujours les premiers instants de notre vie. C’est un grand mystère pour chacun, je ne fais pas exception à la règle. Aussi, bien que ce vide était toujours présent en grandissant, je m’y faisais en me disant que c’était normal, et malgré moi j’oubliais l’existence de ma sœur. On ne peut pas se souvenir de quelqu’un qui n’a été présent dans notre vie que durant nos premières heures d’existence…Hélas. Je pensais qu’en passant du temps avec mes parents ce vide disparaîtrait. Puis j’ai pensé que ce serait en me faisant des amis et en passant du temps avec eux. Avec un peu tout le monde. Cela m’en rendait parfois malade mais jamais rien n’y fit. J’ai donc arrêté de lutter. Comment lutter contre une chose dont on ne sait rien après tout ? J’étais juste trop jeune pour m’accrocher à quelque chose dont je ne savais rien.

C’est ainsi que j’ai passé les quatorze premières années de ma vie. Dans l’ignorance, mais aussi dans l’amour de mes parents. La surprotection aussi. J’ai toujours pensé cependant que tous les pères policiers étaient protecteurs avec leurs filles, même si avec moi je sentais tout de même un peu d’abus. Je n’arrive pas à me souvenir, dans mes dix premières années de vie, d’une seule fois où j’aurais pu être seule à la maison ou dans la rue. Lorsqu’on est petit, on se sent en sécurité, et cela ne nous importe pas plus que cela. En grandissant, cette sécurité devient comme une oppression, on ressent le besoin d’être seul. On étouffe. Et on finit par s’en prendre à ceux qui veulent juste nous protéger. Dans mon cas il s’agissait de mon père.

Je comprenais parfaitement qu’en maternelle et en primaire il vienne me chercher à la sortie de mon école. À ces âges-là, on est encore tant innocents qu’on n’est pas conscients du danger que peuvent constituer les autres. En particulier lorsqu’ils nous disent « je suis un ami de tes parents, c’est moi qui te ramène aujourd’hui » et que la crédulité nous étouffe. En revanche, j’avais du mal à saisir pourquoi il se sentait obligé de venir me chercher à l’arrêt de bus dès mon entrée au collège. En particulier parce que l’arrêt de bus était à même pas 5 minutes de chez nous… Et comme je n’étais pas du genre à cacher le fond de ma pensée –bien qu’avec mon père j’avais fait un gros effort de patience en espérant qu’un jour il change pour éviter d’avoir à le blesser- alors qu’il me raccompagnait une fois de plus, tentant de faire la conversation, je me suis prise de tête avec lui pour la première fois de ma vie. Si je savais combien de disputes nous aurions par la suite lui et moi…

« Alors, comment étaient les cours aujourd’hui ? »
« Es-tu vraiment obligé de faire ça jour après jour ?! »
« Hein ? »

Je fuyais son regard, regardant droit devant moi. Je ne suis pas sûre que j’aurais été capable de tenir la conversation si je l’avais regardé dans les yeux. Il avait beau être ainsi, j’aimais énormément mon père. Je me suis même d’ailleurs demandé si ce jour-là, en étant aussi froide avec lui, je n’ai pas eu aussi mal que lui. J’étais consciente qu’il voulait juste me protéger. Mais il en faisait juste un peu trop ! Et à ce moment-là, j’ignorais encore pourquoi…Plus tard, quand j’ai su, j’ai compris que jamais je n’aurais pu souffrir autant que lui alors que je lui balançais ce que je pensais à la figure.

« Je suis capable de faire cinq minutes de marche chaque matin et chaque soir seule sans me faire enlever par le premier homme mal intentionné qui passe par là ! Franchement c’est lourd de t’avoir sans arrêt dans les pattes. Lâche moi je ne suis plus un bébé ! »

Et sur ces mots, j’ai pressé le pas, pour rentrer avant lui. Et je me suis enfermée dans ma chambre toute la soirée. Laissant de côté mes cours que je devais réviser pour le lendemain, je me laissais tomber sur mon lit, le visage contre l’oreiller. Comme si j’aurais pu avoir la tête à réviser alors que je venais moi-même de chercher la colère de mon père, que j’aimais tant ? Incapable de dire combien de temps je suis restée ainsi, j’ai finis par m’assoupir, pour ne m’en rendre compte qu’une fois réveillée en sursaut par la voix de mon père, au rez-de-chaussée. La seule chose que je savais, c’est qu’il avait haussé la voix, ses paroles, je ne les avais pas comprises, encore à moitié dans les bras de Morphée. Curieuse, mais aussi me sentant un peu coupable, je suis descendue sur la pointe des pieds. Et si mon père s’énervait après ma mère par ma faute ? C’était tout bonnement injuste, et il était hors de question que je le laisse faire !

Avançant doucement dans les couloirs sombres jusqu’à la porte fermée du salon, la première des voix qui parvint alors à mes oreilles fût celle de ma mère. Je doutais d’ailleurs que c’était là sa phrase complète. Non, j’étais sûre de ne pas avoir entendu le début.

« …vraiment l’intention de garder ça pour toi toute sa vie ?! »
« Il est encore trop tôt ! »
« Elle est en âge de comprendre ! Tout comme elle est en âge de revenir seule de l’arrêt de bus ! »

J’ignorais bien de quoi parlait ma mère dans la fin de sa première question, mais là ils en venaient bel et bien à une pseudo crise d’adolescence de l’après-midi. D’où ma décision d’intervenir. Doucement, ma main s’empara de la poignée…

« Non ! Il est hors de question qu’on lui dise pour Sofia ! »

Et ouvrit finalement la porte sans comprendre la phrase de mon père. Ce qui me stoppa net dans mon intention de prendre la parole. Que voulais-je dire déjà ? Je n’en savais plus rien. Ma mère était de dos, et face à moi, m’observant avec ce regard surpris, mon père. Mais c’était déjà trop tard. Ma mère lui avait déjà répondu. À l’instant même où la porte s’était ouverte.

« Il s’agit de sa sœur jumelle ! On ne peut pas lui cacher son existence plus longtemps ! »

Oui, il était bien trop tard. Je venais d’entendre ces mots que mon père ne semblaient pas vouloir que j’entende de sitôt. Que ma mère ne voulait pas me dire de cette façon. Et face à l’expression de mon père, ma mère me fit face, pour m’offrir exactement la même tête que son mari. Mais il était trop tard. Beaucoup trop tard. Après avoir entendu de telles choses, je ne pouvais pas simplement faire celle qui n’avait rien entendu. Et curieuse de nature, j’allais demander des explications. Détaillées. C’est sur cette soirée que ma vie commença doucement à chavirer. Ma petite vie heureuse, bercée d’illusion, loin de tous les problèmes de la vie était en ce jour terminée. Et jamais je n’ai pu la retrouver.

III. Quand les pièces manquantes d’un puzzle incomplet sont finalement découvertes…

« Ma…Sœur ? »

Ils avaient tous deux le teint si livide que, selon moi, leur conscient menaçait de les abandonner à tout moment. Sans doute pour palier à cela, ils s’installèrent donc tous deux dans le canapé du salon. Etait-ce pour retarder l’inévitable qu’ils m’ont proposé de m’asseoir à mon tour ? J’ai immédiatement refusé. Je voulais la vérité au plus vite et cette impression qu’ils faisaient tout pour reculer leurs aveux m’agaçait au plus haut point. Est-ce que me cacher une telle chose toutes ces années n’avait pas été suffisant pour eux ? C’était à la fois…Triste, et douloureux. Comme s’ils n’avaient pas confiance en moi. Ce qui me rappela d’ailleurs brutalement que mon père ne voulait jamais me laisser seule. Comme pour intensifier cette stupide pensée qui naissait en moi.

C’est après un instant de silence que ma mère prit finalement la parole, lâchant un soupir. Elle m’expliqua tout, du début à la fin. Que ce 2 avril je n’étais pas née seule. Un autre petit bébé avait vu le jour cet après-midi là, et il s’agissait de ma sœur. Ma sœur jumelle. Puis la nuit était tombée. Accompagnée de cette obscurité qui avait assombri nos vies à tous les quatre. Ma mère m’expliqua qu’elle dormait tranquillement quand c’est arrivé, et qu’elle s’en voudrait toute sa vie de ne pas avoir été à nos côtés alors que nous en avions eu besoin. Elle se mit alors à pleurer et mon père prit la suite du récit.

Policier de profession, il précisa que ce jour fût aussi humiliant que déchirant, et que jamais il ne s’était senti aussi impuissant. Cela m’a semblé étrange qu’il ait pu, un jour, penser cela de lui. Il avait toujours fait un travail remarquable et était bien reconnu pour cela. Un des meilleurs policiers que la grande ville dans laquelle nous vivions avait connu. Mais les faits étaient là. Ma mère dormait. Et mon père, assis sur une chaise à ses côtés…Dormait aussi. Et ma sœur et moi, deveniez ce que nous faisions ? Nous dormions ! Que pouvions-nous faire d’autre au beau milieu de la nuit ? Etait-il stupide de s’en vouloir pour un fait normal ? Même alors que j’ai su la suite de cette histoire, je ne lui ai jamais trouvé ne serait-ce qu’une véritable raison de culpabiliser. Il semblerait que deux hommes se soient introduits dans l’hôpital ce jour-là et plus précisément dans cette paisible petite pièce dans laquelle se trouvaient tous les bébés endormis. Etait-ce parce que nous étions jumelles que leur choix s’est arrêté sur nous ? Il n’en savait rien. Nous n’en saurions jamais rien. Toujours est-il qu’ils nous ont prises. Et une infirmière avait beau avoir donné l’alerte immédiatement, l’un d’eux réussit à s’échapper. Celui qui détenait ma sœur dans ses bras.

Je commençais à comprendre. Juste un peu plus, bien que tout me semblait si insensé. Et pourtant cela semblait logique quelque part. Au niveau de ce manque qui ne s’était jamais détaché de moi. Je me suis finalement assise sur un des fauteuils placé en face du canapé. En face de mes parents. Mes jambes étaient étrangement…tremblantes après une telle nouvelle. Et c’est ainsi que ma mère sembla vouloir en finir avec ses larmes inutiles. Elle les sécha du revers de sa main et se leva finalement pour quitter la pièce sous les regards interrogateurs de mon paternel et de moi-même. Peut-être avait-elle atteint sa limite et était partie se coucher ? C’était ce que je pensais alors que, silencieuse, j’attendais que mes jambes se sentent de nouveau d’attaque pour retourner dans ma chambre. Elle revint bien avant que la fonction de mes jambes ne soit revenue. Et immédiatement se dirigera vers moi pour finalement me tendre deux bracelets de naissance que je pris ma possession immédiatement, curieuse. Sur l’un deux figurait mon nom. Livia Armnelli. Sur l’autre, celui de ma sœur. Sofia Armanelli.

Je les ai observés un moment. Un long moment. Et j’ai finalement brisé le silence. Au bout de combien de temps ? Je l’ignore. Une simple question et je suis retournée dans ma chambre. Une question, une requête. Appelez cela comme vous voulez. La réponse positive de ma mère fût quelque peu hésitante. Mais finalement je suis repartie avec ce que je désirais en main. Peut-être voulais-je juste voir en cela un moyen d’atténuer ce manque ? Je l’ignore.

« Est-ce que je peux les garder ? »

IV. Parce que les gens changent…ou pas.

Contrairement à ce que je me complaisais à croire alors que j’avais emporté ces bracelets dans ma chambre cette nuit-là, ils ne comblèrent en aucun cas ce vide dans mon cœur. Ironiquement, ils avaient même tendance à me rappeler jour après jour qu’il me manquait effectivement quelque chose. Et pas n’importe quoi, ma moitié, ma sœur jumelle. Enfouis au plus profond de mon sac à main, je ne voulais de ce fait plus les voir. Mais je ne voulais pas non plus m’en séparer. Drôle de paradoxe quand on y pense…

Puis comme une solution miracle j’ai trouvé quelque chose qui me faisait oublier tout cela et me sentir bien. Le sport. Et celui-ci quel qu’il soit. Me dépenser jusqu’à en avoir les poumons en feu, la gorge sèche, et le cœur qui bat à en perdre haleine. D’une certaine façon mon corps semblait être ainsi tellement submergé de sensations différentes qu’il en oubliait pour un temps ce manque. Une drogue saine en plus en fait. Et je suis devenue très talentueuse dans la plupart des sports que je pratiquais ! Comment pouvait-il en être autrement alors que je faisais un minimum de deux heures de sport chaque jour ? Je faisais des compétitions aussi. Dans plusieurs équipes de mon collège. Le basket, le badminton, le volley et le patin à glace. Comment ai-je pu croire qu’il était possible de se trouver une drogue saine et sans danger ? J’étais vraiment stupide de croire en cette solution éphémère !

Je crois que je me suis haïe. Alors même que je n’y étais pour rien. Je me déteste encore d’ailleurs d’être si faible. Nous étions en pleine compétition de basket avec mon équipe. Les pingouins de Florence. On trouve mieux comme nom je vous l’accorde, mais cela m’importait peu de savoir quel nom nous portions. Tout ce qui m’importait, c’était de jouer. Nous marquions paniers après paniers. Puis tout s’arrêta de façon brusque. Beaucoup trop brusque, et extrêmement…Douloureuse. J’avais la balle. Je courrais. J’ai sauté. J’ai tiré. Tout cela s’est passé tellement vite…Non c’est arrivé tellement vite. Une douleur dans la poitrine. Une insupportable douleur. De mes deux mains j’ai agrippé mon T-shirt sur lequel était dessiné ce si mignon pingouin qui nous représentaient. Et j’ai serré. Fort, le plus fort que je le pouvais, poussée par la douleur. Et je suis retombée, d’abord sur mes jambes puis chuter immédiatement tant la douleur était atroce. Incapable de soutenir une telle douleur, j’ai finalement perdue conscience. Sur ce terrain de basket que je chérissais tant.

Le noir semblait avoir occupé mes heures suivantes. C’est ce que je constatais du moins alors que je me réveillais dans un lit d’hôpital, mes vêtements de compétitions encore sur le dos. Cette douleur semblait avoir totalement disparue, mais pourtant elle avait laissé place à une autre douleur. Bien moins importante, pas même physique d’ailleurs. C’était cette culpabilité d’avoir ainsi laissé tomber mon équipe. Et s’ils avaient perdu à cause de moi ? Ca fous toujours un coup au moral de perdre ainsi quelqu’un de l’équipe de cette façon en plus ! À peine réveillée je me redressais donc et regardais autour de moi. Je fus soulagée de voir mon père à mes côtés, sur une chaise. Je ne prêtai pas attention à la question qu’il me posait alors que mon regard se plongea dans le sien et enchaînait avec la mienne.

« Comment te sens tu Livia ? »
« Comment s’est débrouillé l’équipe ? »
« Livia… »
« S’il te plaît ! »
« Vous avez gagné. »

À peine avait-il dit ça que je hurlais de joie en levant mes poings au ciel. Heureuse, j’étais heureuse et je ne pensais plus du tout au reste. Ma crise. Ma présence à l’hôpital. Mon père me fit redescendre sur terre bien vite.

« Cependant… »
« Quoi ? »

Mon immense sourire qui s’était incrusté sur mon visage quelques secondes plus tôt s’apaisa peu à peu, et mes bras redescendirent de leurs petits nuages. Mes yeux pleins d’interrogations ne lâchaient pas mon père. Tout me revint en mémoire et je commençais vraiment à m’inquiéter alors que son air se faisait de plus en plus grave.

« Je crains ma Livia que le sport ne soit plus qu’un souvenir pour toi. Cette crise que tu as faite aujourd’hui s’est déclenchée à cause d’un problème que tu as au cœur, depuis ta naissance semblerait-il. Il faut que tu évites le sport. De trop gros efforts pourraient te tuer ma chérie… »

On pouvait lire tout le désespoir qu’il ressentait pour moi dans ses yeux. Quant à moi, je ne bougeais plus d’un cil, totalement interloquée. Dans ma tête tournaient des phrases tel que « ce n’est qu’un rêve » et « je vais me réveiller », mais le temps qui passait faisaient fonde à petit feu ces blocs d’espoir. Prenant finalement conscience de la réalité de la chose, je me suis mise à rire bêtement, nerveusement.

« Mensonges… »
« Livia je suis dé… »
« C’est impossible ! »

Je ne l’ai pas laissé dire quoi que ce soit, je me suis débarrassée des couvertures de l’hôpital et j’ai couru jusqu’à la sortie. Même au-delà. Croisant ma mère à l’entrée –ou plutôt la sortie de mon point de vue- je ne me suis pas arrêtée là. J’ai continué à courir. Me persuadant que j’allais bien. Que tout allait bien. Et que la preuve en était que je ne refaisais pas de « crises ». Je suis rentrée à la maison en courant. Et rien. Pourtant je savais au fond de moi que c’était vrai. Mon père ne se serait jamais amusé à me mentir. Devant la porte, je reprenais difficilement mon souffle alors qu’une pluie torrentielle commençait à s’abattre sur moi. Sans raisons, je suis restée un moment sous cette pluie glaciale. Pourquoi diable étais-je née comme ça ? Qu’on me prenne ma sœur n’avait donc pas été suffisant ?!

« Saleté. »

Je ne sais pas vraiment à qui je m’adressais. Mon cœur, ou peut-être cette force surpuissante –en laquelle je ne croyais pas- qui s’amusait à me faire vivre cela ? Je suis rentrée par la suite. Et j’ai pleuré. Pour la première fois de ma vie j’ai pleuré toutes les larmes de mon cœur, enfermée dans ma chambre, profitant de ma solitude. Je ne savais pas où étaient mes parents, mais j’étais heureuse qu’ils soient absents. J’ai fini par m’endormir sous le poids des larmes. Le lendemain ma mère me prenait tendrement dans ses bras en s’excusant et me remettait des médicaments que je devais prendre chaque jour. J’ai apprécié sa douceur et sa délicatesse en faisant cela. J’ai beaucoup moins apprécié celle de mon père qui s’était déplacé jusqu’à mon collège pour me désinscrire de tous mes clubs sportifs et qui a même été jusqu’à voir mon professeur de sport afin de s’assurer que je ne fasse plus jamais rien durant ses cours. Ceci associé au fait qu’il voulait me cacher l’existence de ma jumelle, je commençais vraiment à le détester.

Et quand on déteste une personne, qu’on nous fait du mal, généralement un petit quelque chose au fond de nous nous pousse à nous venger. Je l’ai fait, à ma façon. Je suis devenue tout ce qu’il détestait ? En apparence du moins. Au fond je restais la même, mais ça, personne ne le savait. J’ai totalement changé, du caractère aux vêtements. J’ai commencé à véritablement prendre soin de mon apparence, à m’habiller de façon…disons-le totalement provocante. En revanche, j’avais beau m’amuser des réactions de ces pauvres garçons, je n’ai jamais même embrassé un seul d’entre eux. Il y a des limites à tout. La limite de ma vengeance est là. Mon père ignorait cela et de toute façon au vue de mon comportement il ne s’en est sans doute jamais douté d’ailleurs. J’ai baissé dans son estime. Enormément. Et nous ne nous adressions plus la parole, si ce n’était pour nous prendre la tête. J’ai même senti avoir déçu ma mère, mais c’était bien là le prix à payer je suppose. Je n’ai jamais arrêté le sport non plus. Comme si ce foutu cœur allait m’empêcher de faire ce que je voulais !

J’ignorais cependant les soucis qu’une telle attitude allait me couter. Aurait pu me couter devrais-je plutôt dire. Et ce que cela allait m’apporter également.

V. A croire que les libérateurs ne sont pas toujours des princes charmants.

Le moins qu’on puisse dire, c’était que j’attirais l’attention ainsi vêtue. Peut-être un peu trop d’ailleurs. Mais comme c’était là le but recherché, je ne m’en souciais point, bien au contraire même. Mon père ne savait plus quoi faire de moi. C’était déconcertant de voir qu’il s’inquiétait pour moi seulement lorsque cela l’arrangeait. Il prétendait s’inquiéter de ce qu’il pouvait m’arriver à porter de telles tenues, mais lorsque le sujet virait sur les entrainements auxquels j’assistais encore –en tant que simple spectatrice depuis que notre manager avait été mise au courant de mon état par mon père- il s’énervait en tentant par tous les moyens possibles et imaginables de m’empêcher d’y aller. Comptait-il vraiment me retirer toutes ces choses qui m’étaient chères une à une ? Ca me mettait vraiment hors moi. J’étais loin de m’imaginer que la dispute que nous avions eu ce soir-là serait notre dernière pour un bon moment.

« Je peux savoir où tu vas à cette heure et dans cette tenue ?! »
« Entrainement. »
« Et qui t’as autorisé à y aller ? »
« Certainement pas toi vu que tu voues ta vie à me rendre malheureuse ! »
« Livia ! »

Mais trop tard. Je venais de claquer la porte de la sortie derrière moi et marchais déjà dans les rues sombres. Au vu de la chaleur ces derniers temps, les joueuses avaient toutes opté pour s’entraîner à la nuit tombée. Histoire de le faire dans des circonstances un peu plus vivables semblerait-il. À cette heure-ci plus aucun bus ne circulait, mais marcher ne me dérangeait pas. Surtout pas pour aller à un entrainement, même si je n’étais plus officiellement des joueuses. Cela ne m’empêchait en rien de conseiller les joueuses au même titre que l’entraineur qui d’ailleurs appréciait beaucoup mon aide. C’était un réconfort comme un autre, je suppose. Et ce n’était pas comme si je ne jouais jamais. Je l’ai déjà dit, il en était hors de question. Lorsque nous étions qu’entre joueuses, nous jouions toujours un peu ensemble. Et le patin était un sport que je n’avais jamais arrêté. Il ne fallait pas trop m'en demander je suppose.

Nous avions pas mal joué ce soir-là, sans voir le temps passer. À mon grand bonheur d’ailleurs. Mais tout à une fin et notre petite partie aussi. Nous nous sommes donc finalement toutes dit au revoir. Et alors que les filles montaient dans les voitures de leurs parents, qui les ramenaient à la maison, je repartais à pied après avoir refusé maintes propositions de me raccompagner en voiture. J’avais fait tant et tant de fois ce trajet. Pourquoi a-t-il fallu que celle-ci soit différente ? Parce cette bande de mecs bourrés passaient par là ?! Il faut avouer que c’était vraiment un coup de poisse. J’ai voulu passé à côté d’eux sans m’en soucier. Avec un peu de chance après tout ils n’auraient rien capté. Seulement voilà ce ne fut pas le cas et l’un deux attrapa mon poignet.

« Heyy minute ma belle… »

Il tentait vainement de m’attirer contre lui. L’avantage d’un mec bourré à ce point, c’est qu’il est tellement à coté de ses pompes qu’il n’est même pas capable d’appliquer la force nécessaire pour retenir une fille comme moi. Je n’eus donc pas de mal à me tirer de son étreinte. Passant cependant un bref coup d’œil au reste de la bande, il m’a semblé que les autres n’étaient pas encore assez défoncés pour me laisser partir aussi simplement. Frappant donc d’un coup de pied bien placé le mec juste en face moi, je me suis mise à courir. Ne prêtant alors plus aucune attention à leur « ami » au sol, hurlant de douleur, ils se sont tous lancés à ma poursuite. Je pensais les semer dans ces ruelles sombres. Un vrai labyrinthe que je connais par cœur. Mais il semblerait que ce dernier m’ait fait défaut. On peut dire que j’ai été poisseuse, faire une crise dans un moment pareil. Elle avait être bien moins importante que la première, elle m’arrêta cependant dans mon élan. Serrant de nouveau mon haut au niveau de mon cœur –comme si c’était un moyen quelconque d’apaiser ma douleur- je fus obligée de m’appuyer contre un mur pour ne pas perdre l’équilibre.

Et ces pourritures semblaient bien vouloir en profiter. Ne faisant pas cas de mon état de santé, ils m’ont encerclée, et l’un d’eux est approché de moi, plaquant ses mains sur le mur, de chaque côté de mon visage, avec un sourire malsain. Penché vers moi, il approchait lentement son visage, me susurrant finalement quelques mots à mon oreille. Quelques mots que, ayant tellement mal, je ne compris même pas. Je n’avais qu’une envie, que cette crise passe, que tout ceci s’arrête au plus vite. Sans cette insupportable douleur, j’aurais été capable de me défendre ! Je priais une force supérieure quelconque de faire cesser cela. Etrangement, j’ai cru avoir été entendue ce jour-là. Mais ce ne fût pas la bonne chose qui cessa. La douleur toujours présente, ce mec face à moi vola plus loin de façon inexpliquée. Du moins, je préférais encore croire que c’était de façon inexpliquée plutôt que d’admettre qu’un mystérieux inconnu blond venait de me venir en aide. Je n’avais pas le choix cependant, car sous mon regard il se débarrassa de tous les autres rustres qui voulaient s’en prendre à moi.

Et que faisais-je pendant qu’il se battait comme le sauveteur ringard qu’il était ? Je cherchais ce fichu médicament que je devais prendre en cas de crise dans les diverses poches ! Je devrais faire plus garde à l’emplacement ou je les rangerais par la suite ! Le trouvant finalement, je l’avalais immédiatement pour qu’il fasse effet au plus tôt. Et ce court laps de temps lui avait suffi pour tous les mettre au tapis. Il me regardait à présent. Et moi, au fur et à mesure que mon cœur se calmait, je desserrais ce poing qui avait attrapé mon haut et le regardais avec cet air détaché. Pourquoi diable continuait-il à me fixer hein ? À cause de mon état ? J’allais déjà bien mieux ! De plus si c’était pour ça qu’il m’avait sauvé… Et bien il aura pu se douter que je ne supporte pas la pitié. Il attendait quoi là au juste ? Des excuses ? Des remerciements ? Il pouvait toujours rêver !

« Tu as beau être blond…Tu n’as rien d’un prince charmant, sais-tu ? C’est donc inutile de t’essayer à y ressembler. »

Il allait se vexer, peut-être éventuellement s’énerver et repartir, me laissant récupérer avant que je ne puisse repartir. Je le croyais. Je l’espérais. Mais il n’en a rien fait. À dire vrai, il s’est approché de moi, et m’a prise dans ses bras. Non, c’était bien loin d’être un câlin, c’était plutôt dans le même genre « Prince de Walt Disney qui porte sa Princesse ». Je lui avais pourtant dit de ne pas chercher à faire le prince ! Et le pire, c’est que malgré mes protestations il s’est mis à marcher. Au-delà encore de la colère, j’étais très mal à l’aise, et faisais tout pour ne pas montrer à quel point je pouvais être vulnérable dans ce genre de situation. Je me suis un moment demandée où il m’emmènerait comme ça. J’avais beau lui poser la question, il restait muet. Je me suis demandé s’il savait parler ou non d’ailleurs. Je me le suis vraiment demandée et je l’ai sérieusement pensé muet pendant un moment. Finalement je crois qu’il n’était juste pas très –pas du tout même ouais !- bavard.

VI. Les ignorants ont deux choix : Apprendre ou rester des ignorants.

« Tu te sens mieux ? »

Notre destination finale s’est avérée être son appartement. Ce ne fut pas au sol qu’il me reposa mais bel et bien dans son lit. Il eut cependant la délicatesse de s’éloigner pour s’adosser au mur, de l’autre côté de la chambre pour me parler, ce qui me rassura un peu je dois l’avouer. Sa question en revanche me mit de mauvaise humeur. C’était quoi cette inquiétude à la noix ?! Je ne le connaissais pas. Il ne me connaissait pas. Il n’avait donc pas à s’inquiéter de mon état de santé, chose dont je lui fis part à voix haute. Ses mots m’ont ensuite troublée.

« Mais il n’y a pas que ton état de santé pas vrai ? Reste ici tant que tu veux. »

Et il a quitté la pièce, me laissant seule, pensive. Comment savait-il ? Je me laissais finalement tomber en arrière, m’allongeant sur le lit du garçon, pour observer le plafond. J’avais beau être froide et désagréable avec lui il me proposait de rester chez lui ? Non mais c’était quoi ça ?! Je ne le comprenais franchement pas ! C’est inutile d’être gentil dans un monde comme le nôtre ! Et même s’il n’était pas méchant, ne pouvait-il pas faire comme moi et simplement le laisser paraître ?! Quel blond stupide. Et comme une fille encore plus stupide pourtant j’ai accepté son invitation et je suis restée chez lui. Juste pour la nuit m’étais-je dit. J’avais envoyé un message à ma mère, lui expliquant que je dormais chez une amie pour ce soir. Suite à cela mon portable fut éteint.

Le lendemain nous avons eu une petite conversation lui et moi. Qui de fil en aiguille revint sur ma présence chez lui. Elle se conclut sur le fait que je restais ici. Il me l’avait annoncé lui-même. Le plus étonnant était mon accord à dire vrai. Mais c’était là une bonne façon de faire rager mon père. J’ai profité de cet après-midi ensoleillé durant lequel mes parents travaillaient tous les deux pour aller chercher quelques affaires, et je suis restée quelques temps chez ce garçon bien souvent absent. En guise de remerciement, je m’occupais de ce dont je pouvais m’occuper, comme le ménage, la lessive, et la cuisine, en passant mon temps libre à la patinoire, et j’ai occupé dès la seconde nuit son canapé. Hors de question pour moi de m’imposer au point de lui voler son lit.

J’ignore comment il occupait ses journées. Parfois ses nuits. Nous ne parlions pas beaucoup à dire vrai et je n’ai jamais vraiment compris pourquoi il désirait tant ma compagnie. Je me suis demandé, parfois, s’il ne passait pas son temps à jouer les justiciers. Souvent il revenait blessé. Et je ne voulais pas lui poser de question. Pourtant un soir, cela m’a échappé. Sur forme de pique bien évidemment. Il semble que j’étais devenue incapable de m’exprimer autrement avec le temps.

« Tu t’éclates à jouer les justiciers masqués pour revenir si souvent blessé ? »

Comme il n’avait pas réagi, j’avais simplement laissé couler et tourné la tête vers la fenêtre en posant mon regard sur l’infini du ciel étoilé. Je ne m’attendais pas à avoir de réponse, et pourtant j’en ai eu une après un long moment de silence.

« En fait…Je suis le total opposé du justicier. Je suis de la mafia. »
« Hein ?! »

J’avais tourné la tête vers lui. Je n’y croyais pas pourtant, sur le coup, à son histoire ! Mais j’étais surprise d’avoir une telle réponse. Il a bien su me prouver son appartenance à la mafia pourtant. En me sortant tout ce qu’il y avait à savoir au sujet de leur système de combat bien particulier. Anneaux, flammes, boîtes. Je n’y comprenais rien et c’était justifié je pense. Je le lui avouais d’ailleurs, sans aucune honte ; je n’aurais jamais rien pu savoir de tout cela, c’était légitime.

« Je ne comprends pas. »
« Je te laisse le choix : apprendre ou rester ignorante. Profite de la nuit pour y songer. »

Je n’ai pas fermé l’œil de la nuit à cause de cette pseudo conversation. Je crois d’ailleurs qu’en additionnant toutes nos conversations du jour où il m’avait sauvé à celle-ci, nous n’avions jamais autant parlé tous les deux. Apprendre ou rester ignorante. Comme si cette décision était si dure à prendre ! Cela avait beau être la mafia, je n’avais pas peur ! C’est ainsi que le lendemain, j’ai préparé le petit déjeuner, comme tous les matins. Mais monstrueusement pressée pour une fois de voir sa sale tronche de faux prince charmant ! Lorsqu’il s’est finalement levé, nous avons déjeuné sans un mot. Pourtant j’avais juste envie de lui balancer ma décision sur le sujet de la veille. J’ai pourtant attendu qu’il m’interroge à ce sujet. Je ne voulais pas que mon impatience soit apparente.

« Alors ? »
« Apprends-moi ! »

Il m’a d’abord sortit sept bagues, m’expliquant qu’elles représentaient chacune une flamme : Ciel, Tempête, Pluie, Nuage, Brume, Foudre et Soleil. Il a enflammé sa propre bague –je n’en croyais pas mes yeux lorsqu’il a fait ça devant moi- couleur indigo et m’apprit qu’il était de la Brume, et qu’avant tout il fallait déterminer quel était mon attribut. M’enseignant donc comment on enflammait les anneaux, il me fit essayer plusieurs bagues jusqu’à ce que de l’une d’elle jaillisse une magnifique flamme bleu qui m’émerveillait tant qu’elle m’effrayait. Je n’étais pas encore convaincue à cent pour cent mais la suite ne dissipa tous mes doutes bien que cela semblait encore tellement fou. Il m’apprit à ouvrir des boîtes. Des simples boîtes. Mais tout cela nous pris la journée et je n’eus pas l’occasion de lui demander pourquoi d’un coup il avait fait tout ça. Cette question tomba bien sûr le lendemain.

« Pourquoi m’avoir enseigné tout cela hier ? »
« Parce qu’aujourd’hui, en cet instant, nous passons nos dernières minutes ensemble. Au mieux, notre dernière heure. »

Je l’ai regardé sans comprendre. Il m’a souri pour la première fois et a ébouriffé mes cheveux. Cette fois pourtant je ne me suis pas amusée à lui chercher des noises comme je l’aurais fait habituellement. Je ne voulais même pas d’une fichue explication à la noix. Lui tournant le dos je suis simplement partie remballer mes affaires pensant qu’il ne voulait juste plus de moi. Après un mois, c’était légitime. Seulement il me rejoint, et m’expliqua sans que je ne lui demande rien.

« Je dois retourner auprès de ma famille. Je suis désolé. Même si cela ne pardonnera rien, j’ai un petit cadeau d’adieu pour toi. »

Il est venu face à moi et m’a tendu deux boîtes. Les miennes avait-il précisé. Un petit cadeau dont il était sûr que le contenu me conviendrait à merveille. Je les ai prises. Un souvenir de sa part, cela ne se refusait pas selon moi. Je ne lui ai pas adressé un mot cependant et je suis partie. Ce n’est qu’une fois dehors, mon sac sur les épaules, qu’avec un triste sourire j’ai prononcé ce mot que jamais il n’aurait pu entendre.

« Adieu. »

VII. Même les meilleures choses ont une fin.

Je pensais ne plus jamais le revoir. Sur le coup je n’ai même pas eu l’envie d’ouvrir mes boîtes pour voir ce qu’elles contenaient. Je suis simplement rentrée. À peine rentrée d’ailleurs ce fût pour entendre mon père hurler. Quelle plaie. Je suis monté directement dans ma chambre en ignorant tout ce qu’il pouvait bien dire. Sur mon lit un tas de lettre étaient empilées. Je souriais songeant que c’était ma mère qui les avait posées là et commençais à les consulter. Diverses réponses aux universités auxquelles j’avais postulé. Avant même donc de ranger mes affaires je les ai consultés une à une, portant mon choix sur l’une d’elle en particulier. Après avoir passé un mois loin de la maison, j’en avais oublié que je pouvais en avoir marre de mon père au point de vouloir étudier à l’étranger.

Je me suis donc inscrite dans une université japonaise, à la fois pour être loin de mon foyer et pour apprendre cette langue qui m’avait toujours passionnée. Comme d’habitude, je me suis prise de tête avec mon père à ce sujet. Mais ayant malgré tout le soutien de ma mère, j’ai passé une année complète au japon. J’y ai fait une rencontre intéressante bien qu’étrange avec un petit garçon du nom de Lambo. J’ai ouvert là-bas mes boîtes pour la première fois également, souriant en découvrant le contenu. Il avait raison, le contenu me convenait à merveille. Des patins à glace et un pingouin. J’ai appris rapidement à me servir de ces patins qu’il m’avait donné en guise d’arme, et les capacités de ce petit animal des grand froids.

Et je suis revenue en Italie après cette année, sans savoir encore tout ce qui m’attendait par la suite.

À quoi aurais-je du m'attendre, après tout ce qui s'était passé ? À ce qu'on me laisse tranquille ? C'était tout bonnement impossible, que cela soit une bienheureuse nouvelle ou non. Je ne sais pas si cet homme avait voulu ça, mais tout ce qu'il m'avait révélé, et ce qu'il m'avait offert m'avait menée vers une vie dans laquelle je n'aurais jamais cru finir.

À cause de cet abruti, j'en savais trop et ils n'avaient plus vraiment d'autres choix que de m'accepter parmi eux, voici ce que j'appris de la bouche d'une jeune femme qui m'a semblé être un peu étrange avant que finalement je ne sois plongée au cœur de la famille Cavallone. Je n'aurais jamais cru m'y plaire, mais le fait est que cette famille a su m'accepter et que je m'y sens bien. Je suis même devenue une des gardiennes de Dino, c'est dire.

Même si je ne comprends sans doute pas l'ampleur de ce que ça implique véritablement.

Un peu de vous

PUF : Pingoo
Prénom : Pen²
Âge : 23 poissons
Comment avez-vous trouvé le forum ? : Une pub sur facebook. Je vous dirais bien que je le trouve cool mais c'est plutôt évident vu que je suis là
Un peu plus de vous : Du reborn, ça fait plaisir à retrouver  Un coeur


Que pensez-vous des papillons bleu strié de blanc ? J'aodre les papillons

Que pensez-vous des bonbons roses ? Je suis au régime  Violin inside me !

Avez-vous peur que le ciel vous tombe sur la tête ? Comment vous avez su ?  NOOOOOOOOOON !

[/color]


Dernière édition par Livia C. Armanelli le Dim 24 Jan - 19:12, édité 3 fois
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Bianca-Giulia Zadro
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MessageSujet: Re: ♣ Livia C. Armanelli ♣   Dim 24 Jan - 17:12

TU TE FICHES DE MOI? GENRE T'ES LA TOI AUSSI? XDDDD
#Sofia ♥
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Livia C. Armanelli
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MessageSujet: Re: ♣ Livia C. Armanelli ♣   Dim 24 Jan - 17:16

....OH MY GOOD ARE YOU KIDDING ME IT'S YOUUUU ?

We need an awesome link.

Love. ♥️

(J'ai surlové ta fiche, by the way Ballon coeur )
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Bianca-Giulia Zadro
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MessageSujet: Re: ♣ Livia C. Armanelli ♣   Dim 24 Jan - 17:17

HEY. IT'S ME ;D Marioooooo/out
I wanna too :DDDD Mais Dino amwa sache le DDDD: *décède*
Love ♥


(Ahah, ma fiche baclée mais osef ♥)
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Livia C. Armanelli
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MessageSujet: Re: ♣ Livia C. Armanelli ♣   Dim 24 Jan - 17:18

Vas-y prend le, Livia préfère les abrutis finis, tu te rappelles ? *die*

(La mienne est pas mieux xD)
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Bianca-Giulia Zadro
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MessageSujet: Re: ♣ Livia C. Armanelli ♣   Dim 24 Jan - 17:41

...C'une incitation?/out

Nafoutre, je te stalke un rp quand t'es validounée ♥
(T'as rien contre les rps de 200 mots, dear? Ye souis devenue flemmarde avec le temps)
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Livia C. Armanelli
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MessageSujet: Re: ♣ Livia C. Armanelli ♣   Dim 24 Jan - 17:50

...Ah bah moi je dis pas non à mon Polochon souffre douleur adoré hein ♥

Avec plaisir ! ♥️
(Je le suis devenue aussi t'inquiète xD)

PS : Ma fiche est terminée ♥️ J'espère qu'elle conviendra Maracas
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Hajime Y. Rosanera
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MessageSujet: Re: ♣ Livia C. Armanelli ♣   Dim 24 Jan - 19:50

Bienvenue parmi nous !

Comme je te l'ai dit sur la cb, j'adore ton style d'écriture et ton histoire. J'ai hâte de découvrir tout les petits mystères que Livia réserve encore~
Et puisqu'elle semble douée pour ennuyer son monde, je pense que Livia et Hime' vont bien s'entendre ! Ou bien se détester... ça dépends xD

Pense juste à signer le règlement puis il manquera juste l'avis de notre Minou-minou (Catherina) nationale~~♥


Dernière édition par Hajime Y. Rosanera le Dim 24 Jan - 22:19, édité 1 fois
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Tsunayoshi Sawada
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MessageSujet: Re: ♣ Livia C. Armanelli ♣   Dim 24 Jan - 22:13

Bienvenue à toi \o/
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HayatoKami-sama
MessageSujet: Re: ♣ Livia C. Armanelli ♣   Lun 25 Jan - 1:09

Bienvenue ! \o/

J'espère que tu te plairas ici !
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Catherina Rosanera
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Kindness is not the Way of Blood...
MessageSujet: Re: ♣ Livia C. Armanelli ♣   Lun 25 Jan - 10:46

BIENVENUE LIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIAAAAAAAAAAAAAAA.  L'eau ça mouille... L'eau ça mouille... L'eau ça mouille...
Si tu savais à quel point je suis content de te voir parmi nous.  Maracas

Bon, je vais juste te faire un petit topo sur les fautes, mais attention hein !  Sérieux ?! ôwo Je ne veux que t'aider et pas autre chose.  Corde à sauter

Déjà... Tu as une grande tendance à mélanger des lettres entre elles ou d'en oublier ( "vous" au lieu de "fout*", "luter" au lieu de "lutter*", alors que tu l'avais bien écrit dans la phrase suivante ), mais à mon avis c'est juste une étourderie de ta part. Wink Ne t'en fais pas hein, ce n'est pas grave. Ö Penses simplement à te relire, et je pense que tu ne feras plus cette faute. O/ les pauvres lettres quand même, aies pitié de ces pauvres lettres... ;-;

Ensuite... De manière générale, tu as tendance à mettre des "s" partout sauf quand il en faut pas.  Je pleure, chut, tai Je sais que les "s" se transforment parfois en accents circonflexes, mais c'pas parce qu'ils nous abandonnent qu'il faut les abandonner les pauvres ! Ö ouais, la lettre "s" nous fait développer un syndrome de stockholm... BREF 8D Et, de la même façon... tu mets des "t" partout où il n'en faut pas.  C'quoi ce truc... ? C'est comme ça que tu confonds la troisième et la première personne du singluier ( "j'était" au lieu de "j'étais*", par exemple. °° ), ou bien que tu mets des "t" à quasiment tous les participes passé ( comme "s'est enfuit" au lieu de "s'est enfui*", ou "a prit" ou lieu de " a pris*" ). Sur le dernier point, je peux juste te dire que accorder le participe au féminin aide bien souvent à en connaître la terminaison.  Hé.Hé... ;p Bon après, je suis conscient que je suis à cheval sur les fautes mais que le français est une langue qui est d'un casse-tête... sans nom... qui explose nos neurones, parfois. Whooooo...

Pour finir au niveau des fautes, tu as une dernière tendance... qui concerne la ponctuation. Tu mets des points alors qu'il faut des virgules. Ö LES PAUVRES VIRGULES ! D: Tu veux qu'elles soient en voie d'extinction c'est ça ? è_______é okay je pars loin dans mon délire à deux balles là.  Toboggan BREEEEEEEF. Du sérieux. êe Par exemple, tu as tendance à écrire ça "Elle montait ses escaliers. En laissant son père de côté. Alors qu'elle venait de se disputer avec lui. Au fond, elle l'aimait." alors que... il y a deux phrases là, pas quatre.  Hé.Hé... ;p C'est troublant parce que tu fais que de temps à autres... °° ( Pour mon exemple, la bonne ponctuation serait " Elle montait ses escaliers en laissant son père de côté, alors même* - et aller, j'fais des fautes de syntaxe dans mes exemples, bravo moi XD - qu'elle venait de se disputer avec lui. Au fond, elle l'aimait...", enfin, pour la deuxième phrase un point à la place de mes trois petits points de l'enfer suffirait hein, ou un point d'exclamation aussi. XD )

BOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON ! J'ai fini pour la forme. Je ris donc je vole. Passons au fond, parce que mine de rien c'est le plus important.  C'est classe, hein, Tu fais des fautes, c'est vrai, mais tu as un style d'écriture qui est vraiment magnifique !  Excited infinite...

Dans les deux premiers chapitres ( voire même le troisième et le quatrième d'ailleurs ) de ton histoire, tu as une façon d'évoquer ce vide, ce manque, qui est... magnifique. C'est le mot le plus fort que je connaisse, et là il n'y en a pas d'autres. C'est beau. Tu as aussi une façon d'écrire des scènes banales de la vie ( enfin, banales au premier abord  Corde à sauter ) qui est... sublime. So well done. En fait, ce qui est vraiment beau avec ton écriture, c'est que tes mots rendent ton récit réaliste en plus d'être plein de vie ( au sens d'un mot vivant...  Rhoooo, vil flatteur Avoues que c'est la classe, quand même.  C'est classe, hein, ).

Je ne vais pas m'attarder sur tout le reste, mais sache que toute ta fiche se vaut, au même titre que sa fiche arme, et il y a quelque chose que je trouve parfait c'est... comment tu t'es adapté à Bianca. Une femme sur le terrain, une autre en soutien. Et ça c'est juste parfait, on a un duo de Cavallone qui déchire nieh.   Esquive de malade


Félicitation !

Après avoir bravé les épreuves et les tempêtes foudres de grammar nazi d'un certain admin, te voici validée !

Je te l'ai déjà dit, mais la vie, la vraisemblance, que tu mets dans tes mots est magnifique. ~♥️
So well done, Lia.  Notre love est grand

N'oublie pas de remplir ta fiche personnage dans ton profil et de recenser ton avatar ici !

Bienvenue à toi et amuse-toi bien parmi nous ! /O/
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